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TDAH et mathématiques : erreurs de calcul et longs énoncés

Pourquoi les maths sont un défi à part avec un TDAH : mémoire de travail, erreurs de calcul, longs énoncés, dyscalculie et organisation qui marche.

Cansu16 min de lectureLong

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Quelqu’un pose correctement le problème, connaît la méthode, écrit toutes les étapes, et le résultat est faux.

En regardant la feuille, on voit l’erreur : à la troisième ligne, le signe moins s’est perdu. L’élève le voit aussi et dit « j’ai encore fait la même chose ».

Cette phrase est celle que les élèves ayant un TDAH prononcent le plus souvent en mathématiques. Cet article explique ce qu’il y a derrière.

Pourquoi les mathématiques sont différentes des autres matières

Toutes les matières demandent de l’attention. Les mathématiques demandent autre chose : garder en tête l’étape précédente à chaque étape.

Quand tu étudies l’histoire, si tu manques un paragraphe, le paragraphe suivant reste compréhensible. En mathématiques, ce n’est pas le cas. Une valeur perdue à la troisième ligne fausse aussi la quatrième, et l’erreur se propage jusqu’à la fin.

Cette particularité a un nom : les mathématiques sont la matière qui charge le plus la mémoire de travail.

La mémoire de travail, c’est l’information temporaire qu’il faut garder en tête pendant qu’on fait une tâche. Comme je l’ai expliqué dans l’article sur la mémoire de travail, ce qui est difficile dans le TDAH tient moins à la capacité qu’au maintien : quand un stimulus s’intercale, l’information retenue s’efface.

En mathématiques, le stimulus qui s’intercale est souvent le problème lui-même. En pensant à l’étape suivante, le résultat de l’étape précédente disparaît.

Trois erreurs différentes, trois solutions différentes

La phrase « je ne comprends rien aux maths » décrit le plus souvent trois problèmes distincts à la fois, et leurs solutions ne sont pas les mêmes.

Type d’erreur Comment cela se voit Cause réelle Ce qui aide
Erreur de calcul Méthode juste, résultat faux Résultat intermédiaire qui n’est pas retenu Écrire chaque étape, vérifier le dernier chiffre
Erreur de mise en place Commencer le problème avec la mauvaise méthode Donnée de l’énoncé qui a échappé Marquer les données pendant la lecture
Lacune de connaissances La méthode n’est pas du tout connue Le chapitre n’a pas été travaillé Travailler le chapitre

La plupart des élèves lisent les trois comme une « lacune de connaissances » et en concluent qu’il faut travailler davantage de chapitres. Or les deux premières lignes n’ont rien à voir avec le fait de travailler des chapitres ; travailler davantage de chapitres ne réduit pas ces erreurs.

Dans l’analyse d’un devoir blanc, séparer ces trois catégories change entièrement le plan de travail. J’ai traité cette analyse dans l’article sur les examens blancs et la gestion du temps.

Les erreurs de calcul

C’est la catégorie la plus nombreuse chez les élèves ayant un TDAH, et celle qui produit le plus de honte. Parce que, vue de l’extérieur, c’est une erreur « simple ».

Elle n’est pas simple. Derrière, il y a un mécanisme mesurable : l’attention fonctionne par vagues, et le calcul fait au moment où la vague retombe passe à côté. Les recherches montrent que, dans le TDAH, la vitesse de réponse varie davantage d’un essai à l’autre et que le mécanisme qui permet de remarquer immédiatement une erreur peut être affaibli.

Autrement dit, l’erreur passe deux fois : une fois quand elle est faite, une fois quand on ne s’aperçoit pas qu’elle a été faite.

Ce qui ne marche pas : essayer d’être plus attentif. La volonté ne maintient pas l’attention constante, et cet avertissement n’ajoute que de la honte.

Ce qui marche :

Écrire chaque résultat intermédiaire. Chaque nombre gardé en tête est un risque. La phrase « je le garde en tête » est la phrase la plus chère en mathématiques.

Écrire les lignes en les espaçant. Dans un calcul serré, le signe se perd. Économiser du papier est ici une mauvaise économie.

Vérifier à part le dernier chiffre. Une bonne partie des erreurs se produisent à la dernière étape, parce qu’à ce moment-là le travail est considéré comme terminé et l’attention est déjà retombée.

Remettre le résultat dans l’énoncé. Placer la valeur obtenue dans le problème et regarder si elle est cohérente prend cinq secondes et rattrape une partie des erreurs.

Les longs problèmes

La deuxième grande difficulté se trouve ici, et se voit surtout dans les problèmes à énoncé verbal.

L’énoncé est long. La première phrase donne un rapport, la deuxième une condition, la troisième une contrainte. Quand on arrive à la quatrième phrase, la première est effacée.

L’élève relit le texte depuis le début. La même chose se reproduit. À la troisième lecture, le temps est écoulé.

J’ai décrit le même mécanisme dans l’article sur la lecture de livres : quand on arrive à la fin de la phrase, le début s’est perdu.

La solution n’est pas de changer la lecture, c’est d’écrire en lisant.

Sortir chaque donnée en marge au moment même où on la lit. Dès qu’on voit le rapport, on l’écrit en marge ; dès qu’on voit la condition, on la marque. Quand le texte est fini, toutes les données sont là, sur le côté, et il ne reste plus rien à garder en mémoire.

Cette habitude prend quelques semaines à acquérir ; une fois installée, elle comble la majeure partie des pertes dans les longs énoncés.

Une deuxième technique : lire la question en partant de la fin. Lire d’abord ce qui est demandé, puis revenir au texte. Ainsi, on sait ce qu’il faut chercher pendant la lecture, et l’attention se verrouille sur cette donnée.

S’enfermer dans une question

C’est le côté le plus coûteux d’un examen de mathématiques dans le TDAH.

Une question attire l’attention. Elle paraît résoluble. L’élève s’y engage et n’en sort plus. Vingt minutes plus tard, quand la tête se relève, la moitié du temps est partie.

Ce n’est pas un problème de volonté. C’est la version en salle d’examen de ce que j’ai décrit dans l’article sur l’hyperfocalisation : ni entrer ni sortir ne dépendent de la personne.

La solution est de ne pas laisser la décision de sortir à ce moment-là. Il faut une règle posée avant l’examen : on ne reste pas sur une question au-delà d’une certaine durée, on la marque et on passe.

Il est important que la règle soit chiffrée. « Je passe si ça dure trop longtemps » n’est pas une règle ; dans le TDAH, « trop longtemps » ne se sent pas. J’en ai parlé dans l’article sur la cécité du temps.

Application pratique : poser sur la table un repère de temps. Une montre, un sablier, ou un outil autorisé à l’examen. Plutôt que d’essayer de sentir le temps, le rendre visible.

Comment travailler

Travailler les mathématiques, ce n’est pas lire le cours, c’est faire des exercices. C’est vrai pour tous les élèves, mais cela compte davantage dans le TDAH.

La raison est la suivante : lire un exposé de cours est une activité passive, et dans une activité passive l’esprit est le plus exposé à la dérive. Résoudre des exercices demande en revanche de petites décisions continues ; ces décisions retiennent l’attention.

Les recherches vont aussi dans ce sens. Rappeler l’information de mémoire produit un apprentissage nettement plus fort que relire un texte. J’ai décrit cette différence dans l’article sur la révision des chapitres.

Schéma pratique : lire l’exposé du cours une fois, puis passer directement aux exercices. Revenir au cours quand on bute. Finir un chapitre sans faire d’exercices est le plus gros poste de temps dépensé dans le TDAH.

Travailler en mélangeant

C’est, en mathématiques, la méthode dont la preuve est solide mais qui est la moins appliquée.

La façon courante de travailler est par blocs : un jour uniquement les dérivées, le lendemain uniquement les intégrales. Cela paraît facile et donne l’impression d’avancer.

Les recherches montrent que travailler en mélangeant différents types de problèmes assure un apprentissage plus durable. C’est difficile, parce qu’à chaque exercice il faut en plus décider de la méthode à utiliser.

Mais l’examen est exactement comme cela : les questions arrivent mélangées, et la vraie compétence est de savoir choisir la méthode à utiliser. L’élève qui travaille par blocs connaît la méthode, mais pas le choix.

Du côté du TDAH, il y a un bénéfice supplémentaire : le travail mélangé produit de la nouveauté, et la nouveauté retient l’attention. Le travail par blocs, lui, devient monotone et fait baisser le niveau d’éveil.

L’application est simple : que les dix exercices résolus ne soient pas tous du même chapitre. Mélanger trois chapitres.

L’analyse des erreurs

C’est là que se trouve la vraie valeur de résoudre des exercices, et la plupart des élèves sautent cette partie.

Si les cent exercices résolus sont cent exercices sans analyse, ils n’enseignent même pas autant que cinquante.

Pour chaque erreur, une seule question : de quelle catégorie vient-elle ? Calcul, mise en place, connaissance.

Il faut l’écrire dans un cahier, et ce cahier ne doit servir qu’à cela. En le regardant toutes les deux semaines, un schéma apparaît : si soixante pour cent des erreurs sont des erreurs de calcul, la solution n’est pas de travailler davantage de chapitres.

Comme je l’ai décrit dans l’article sur la prise de notes, dans le TDAH, tenir des traces remplace la mémoire. La fonction du cahier d’erreurs est exactement celle-ci : tu écris parce que tu ne peux pas te rappeler ton propre schéma.

La distinction avec la dyscalculie

Ce point demande une rubrique à part, parce qu’il est souvent sauté.

Le TDAH et les troubles d’apprentissage spécifiques se rencontrent souvent ensemble. Leur équivalent du côté des mathématiques est la dyscalculie : une difficulté avec le sens du nombre, la fluidité des opérations de base et la compréhension des relations numériques.

Ce sont deux choses différentes. Le TDAH concerne l’attention, l’impulsivité et l’organisation ; la dyscalculie concerne la compétence mathématique elle-même.

Où fait-on la distinction ? L’indice le plus utile est celui-ci : la difficulté persiste-t-elle alors que le versant attentionnel est soutenu ? Si, sous traitement, avec une bonne organisation et un travail suffisant, il reste une difficulté nette dans les opérations de base, c’est un tableau qui doit être évalué à part.

Deuxième indice : le niveau auquel se situe la difficulté. Avoir du mal avec les dérivées n’est pas la même chose qu’avoir du mal avec la table de multiplication.

J’ai traité cette association en détail dans l’article sur les troubles d’apprentissage. L’évaluation est le travail d’un spécialiste, et quand un diagnostic est posé, les aménagements qu’on peut demander à l’école changent.

L’anxiété face aux maths

Chez l’élève qui échoue longtemps en mathématiques, une deuxième couche se forme, et avec le temps cette couche passe devant le problème de départ.

L’anxiété face aux maths est une réaction qui apparaît quand on regarde le problème et qui perturbe directement la réflexion. Comme l’anxiété prélève sa part sur la mémoire de travail, la ressource déjà limitée se réduit encore.

Dans le TDAH, ce tableau se met en place plus facilement. L’élève qui a fait pendant des années des « erreurs d’inattention » a fini par associer les mathématiques à l’échec.

J’ai décrit le mécanisme dans l’article sur l’anxiété d’examen. Ce qui marche en mathématiques en particulier, c’est de choisir sciemment une première question facile. Une bonne réponse fait baisser la courbe d’anxiété, et les questions suivantes sont lues d’un esprit plus clair.

La calculatrice et les outils intermédiaires

Dans les examens centralisés en Turquie, l’usage de la calculatrice est fixé par le guide de l’examen, et n’est pas autorisé dans la plupart d’entre eux. C’est pourquoi il faut aussi s’en passer pendant le travail.

Mais quand on apprend un chapitre, la situation est différente. Quand on apprend une nouvelle notion, alléger la charge de calcul augmente l’attention consacrée à la notion elle-même. Une fois le chapitre acquis, on retire l’outil.

Cette distinction est utile dans le TDAH : comprendre une nouvelle notion et faire quatre opérations en même temps sollicite la mémoire de travail à deux endroits à la fois.

Du côté des parents et des enseignants

La chose la plus utile qu’on puisse dire sous cette rubrique est de parler en types d’erreurs.

La phrase « faible en maths » ne donne aucune information. La phrase « la méthode est connue, mais les points se perdent dans le calcul » donne une information à la fois juste et applicable ; en l’entendant, l’enseignant prévoit un autre soutien.

Les aménagements qu’on peut demander à l’école changent aussi selon cette distinction. Si l’erreur de calcul domine, un temps supplémentaire et une occasion de vérifier ; si l’erreur de mise en place domine, découper le problème en parties est plus utile.

J’ai décrit comment amorcer cette conversation dans l’article sur la rencontre avec l’enseignant.

Carte des difficultés par chapitre

Tous les chapitres de mathématiques ne mettent pas le TDAH à l’épreuve de la même façon. Savoir où l’on bute change l’organisation du travail.

Type de chapitre Charge dominante Risque dans le TDAH Contre-mesure
Quatre opérations, racines, puissances Court mais en beaucoup d’étapes Erreur de calcul Écrire chaque résultat intermédiaire
Problèmes Long texte, rétention des données Effacement des données pendant la lecture Sortir les données en marge pendant la lecture
Fonctions, dérivées, intégrales Choix de la règle Commencer avec la mauvaise règle Lire la question en partant de la fin
Géométrie Visuelle et en plusieurs étapes Mal lire la figure, ne pas reporter les données sur la figure Écrire chaque donnée sur la figure
Probabilités, permutations Surtout la mise en place Mal modéliser le problème Essayer avec de petits nombres

Ce tableau est utile quand on le lit avec ton propre cahier d’erreurs. L’endroit où les erreurs se regroupent indique ce qu’il faut travailler.

La géométrie, une rubrique à part

Dans le TDAH, la géométrie se comporte autrement que le reste des mathématiques, et fait généralement perdre plus de points.

La raison est la suivante : la géométrie est à la fois visuelle et en plusieurs étapes. Regarder la figure, associer les données à la figure, se rappeler une propriété et mener le calcul se font en même temps.

L’erreur la plus fréquente est de ne pas reporter les données sur la figure. L’angle donné dans l’énoncé reste dans le texte, n’est pas écrit sur la figure et se perd pendant la résolution.

La règle est simple : chaque donnée citée dans le texte est écrite sur la figure. S’il n’y a pas de figure, on la dessine. Essayer de résoudre sans dessiner est le raccourci le plus coûteux dans le TDAH.

Deuxième règle : l’échelle de la figure peut tromper. Dire à l’œil « cet angle a l’air aigu » revient à supposer une information qui n’a pas été donnée.

Les étapes de résolution d’un problème

Pour les longs problèmes, il existe un ordre fixe qui marche, et cet ordre doit être écrit.

Lis la question. Que demande-t-on ? Écris-le en marge en une seule phrase.

Sors les données. En lisant le texte, mets en marge chaque nombre, chaque rapport, chaque condition.

Établis la relation. Écris le lien entre les données sous forme d’équation ou de schéma.

Résous. En écrivant chaque résultat intermédiaire.

Remets en place. Replace le résultat obtenu dans le problème et regarde s’il est cohérent.

Ces cinq étapes sont enseignées à tout le monde, mais dans le TDAH la différence est la suivante : les étapes doivent rester écrites sous les yeux. Un ordre gardé en tête est la première chose qui se perd quand le problème se complique.

Une carte de cinq lignes posée sur la table fournit cet ordre de l’extérieur.

L’organisation du cahier

Cela paraît un détail, et en mathématiques cela se transforme directement en points.

Trois règles suffisent.

Écrire en espaçant. Dans un calcul serré, le signe se perd. Économiser du papier est ici une mauvaise économie.

Recommencer chaque exercice depuis le début. Une solution qui démarre dans la marge de l’exercice précédent mélange les données de deux exercices.

Séparer l’espace de brouillon. Un bord de la page sert de brouillon, le reste à la solution. Une page où tout est mélangé rend impossible de relire la solution.

Une solution qu’on peut relire est la condition préalable de l’analyse des erreurs. Dans une solution illisible, on ne trouve pas où l’erreur a été faite, et la même erreur se répète.

Que faire en cours

En cours de mathématiques, ce que le TDAH perd le plus souvent, c’est la compréhension pendant qu’on recopie la solution du tableau.

Deux tâches se déroulent en même temps : copier et comprendre. Quand les deux se font en même temps, c’est en général la première qui gagne ; le cahier est plein, la tête est vide.

Le changement qui marche est le suivant : au lieu de copier pas à pas, s’arrêter à la fin de chaque étape et écrire en un seul mot pourquoi. « On a multiplié », « on a simplifié », « on a remplacé ».

Cela réduit l’écriture et augmente la compréhension. J’ai traité la même logique de façon générale dans l’article sur la prise de notes : une note à trous retire d’avance une partie de la charge.

Si c’est possible, prendre en photo la solution et ne faire qu’écouter en cours est aussi une option. Le demander à l’enseignant est une petite demande, et elle est souvent acceptée.

Ce qu’on peut demander à l’enseignant

Les aménagements qui marchent en mathématiques en particulier sont petits et sans coût.

Du temps supplémentaire à l’examen. Si l’erreur de calcul domine, cela donne une occasion de vérifier.

Découper les questions en étapes. Diviser une question à plusieurs étapes en sous-questions permet d’obtenir des points partiels et évite de perdre toute la question.

Évaluer la feuille de calcul. Si le résultat est faux mais la méthode juste, que cela soit vu fait une différence, à la fois pour les points et pour la motivation.

L’autorisation de photographier la solution au tableau. Cela retire la charge d’écriture.

Ces demandes sont du genre qui peut être prévu dans le cadre du BEP (programme éducatif individualisé), et aucune ne modifie le programme. Il faut écrire la demande de façon concrète ; je l’ai décrit dans l’article sur la rencontre avec l’enseignant.

Ce qu’il me reste à dire

Je pense que ce qui épuise le plus l’élève ayant un TDAH en mathématiques, ce ne sont pas les problèmes difficiles. Ne pas réussir à résoudre un problème difficile a une raison, et cette raison se comprend.

Ce qui épuise, c’est de perdre un problème déjà résolu : la bonne méthode, les bonnes étapes, un signe perdu à la troisième ligne. Chacune de ces erreurs fait dire à l’élève la même phrase : c’est donc que je ne fais pas assez attention.

Ce que j’ai tiré de cet article, c’est que cette phrase est mal construite. On ne devient pas attentif en décidant de l’être. Ce qui est possible, c’est de mettre en place un dispositif qui attrape l’erreur au moment où l’attention retombe : écrire chaque ligne, rendre visible chaque résultat intermédiaire, ne rien garder en tête.

Les informations ici sont un cadre général. L’évaluation d’un trouble d’apprentissage et les décisions de traitement se prennent avec un spécialiste.

Questions fréquentes

Pourquoi le TDAH rend-il les mathématiques plus difficiles ?
Parce que, contrairement aux autres matières, les mathématiques demandent de garder en tête l’étape précédente à chaque étape. Quand la mémoire de travail est sollicitée à l’excès, le résultat intermédiaire se perd même si le calcul est bien posé.
Comment réduire mes erreurs de calcul ?
En écrivant chaque résultat intermédiaire sur le papier. Chaque nombre gardé en tête est un risque ; un nombre écrit n’en est plus un. Vérifier à part le dernier chiffre fait aussi une différence nette.
Pourquoi est-ce que je me perds dans les longs problèmes ?
Pendant la lecture, l’information donnée dans la première phrase peut être effacée au moment d’arriver à la dernière. La solution est de marquer les données sur-le-champ pendant la lecture et de les sortir en marge.
Une difficulté en mathématiques peut-elle être une dyscalculie ?
C’est possible. Le TDAH et les troubles d’apprentissage spécifiques se rencontrent souvent ensemble. Si la difficulté à travailler avec les nombres persiste alors que l’attention s’est améliorée, une évaluation à part est recommandée.
Comment faut-il travailler les mathématiques ?
En résolvant des exercices et non en lisant le cours. Rappeler l’information de mémoire produit un apprentissage nettement plus fort que de relire l’exposé du cours.
Combien d’exercices faut-il faire ?
Ce n’est pas le nombre qui compte, mais le type. Faire cinquante exercices du même type enseigne moins que dix exercices de cinq types différents. L’analyse d’une erreur sur un exercice résolu vaut plus que le nombre d’exercices résolus.

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À propos de l'autrice

Cansu est une adulte qui vit avec un TDAH. Elle n'a pas de formation dans le domaine ; derrière ces pages, il y a seulement les méthodes qu'elle a essayées elle-même et son quotidien. Ce qui a marché pour elle ne marchera pas forcément pour toi, et ce qui n'a pas marché pour elle peut quand même t'aider.

Rien ici ne remplace l'avis d'un médecin, un diagnostic ou un traitement. Les questions sur les médicaments et les doses relèvent de ton médecin. En savoir plus sur ce site.

Sources5
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  2. Faraone, S. V., Banaschewski, T., Coghill, D. et al. (2021). The World Federation of ADHD International Consensus Statement. Neuroscience & Biobehavioral Reviews, 128, 789-818.
  3. Willcutt, E. G., Petrill, S. A., Wu, S. et al. (2013). Comorbidity between reading disability and math disability. Journal of Learning Disabilities, 46(6), 500-516.
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  5. American Psychiatric Association (2013). Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (5ᵉ éd.).

Cette page a été mise à jour le 10 octobre 2026.