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Le journal TDAH de Cansu
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TDAH et cours à mémoriser : histoire, biologie, géographie

Pourquoi les matières à mémoriser coûtent plus avec un TDAH : ennui, défaut d’enregistrement, coût de l’information sans sens et révision appuyée sur les preuves.

Cansu16 min de lectureLong

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Une personne lit trois pages de son manuel d’histoire. La page se termine. Tu lui demandes ce qu’elle vient de lire, elle ne sait pas répondre.

Ce n’est pas de la paresse. Les yeux ont suivi les lignes, les pages ont été tournées, le temps a passé. La seule chose qui manque, c’est l’enregistrement.

Cet article explique ce qui se dérègle dans les matières à mémoriser et comment le réparer.

Deux difficultés distinctes

Dans les matières à mémoriser, le TDAH rencontre deux obstacles différents, et on les confond.

Le premier est l’ennui. Une information monotone abaisse le niveau d’éveil. L’attention fonctionne dans une certaine plage de stimulation ; quand on tombe en dessous, l’esprit se met à produire ses propres stimuli. La chronologie de l’histoire ou la terminologie de la biologie produisent exactement cette chute.

Le second est le problème d’enregistrement. Il est plus insidieux. Si l’attention n’est pas dans le texte pendant la lecture, l’information n’entre jamais dans la mémoire. Ensuite on dit « j’ai oublié », mais pour oublier, il faut d’abord avoir enregistré.

J’ai écrit cette distinction dans l’article sur la mémoire de travail. Dans les matières à mémoriser, les deux se nourrissent mutuellement : l’ennui fait baisser l’attention, quand l’attention baisse rien ne s’enregistre, et sans enregistrement, la sensation de progresser disparaît et l’ennui augmente.

Le piège de la familiarité

C’est la plus grande illusion du travail de mémorisation ; tout le monde y est sujet, mais elle coûte plus cher dans le TDAH.

Quand tu lis un texte une deuxième fois, il te paraît familier. La familiarité donne l’impression de savoir. Tu fermes le livre et tu te dis « ce chapitre, c’est bon ».

À l’examen, face à la page blanche, rien ne vient.

Les recherches montrent clairement cette différence : relire un texte fait partie des méthodes de travail testées les moins efficaces. Rappeler l’information de mémoire, en revanche, est l’une des plus efficaces.

La différence est la suivante : lire apprend à reconnaître l’information, pas à la rappeler. Or l’examen demande de la rappeler.

Dans le TDAH, ce piège est plus profond, parce que lire est une activité passive, et que dans une activité passive il est difficile de remarquer que l’attention est partie. Trois pages sont lues, une sensation de progrès se forme, et l’enregistrement n’a jamais eu lieu.

Deux méthodes appuyées sur les preuves

Une vaste revue de la littérature fait ressortir nettement deux méthodes parmi dix méthodes testées.

S’autotester. Rappeler l’information de mémoire. Livre fermé, feuille devant soi.

La répétition espacée. Étaler le même temps de travail dans la durée au lieu de l’entasser en une seule séance.

La plupart des autres méthodes populaires, y compris le surlignage et la rédaction de résumés, sont jugées peu efficaces. C’est surprenant, mais la raison est claire : les deux sont passives et les deux produisent de la familiarité.

Du côté du TDAH, ces deux méthodes ont en outre un avantage. S’autotester est un travail actif ; il demande sans cesse de petites décisions, et ces décisions retiennent l’attention. C’est l’inverse de la lecture passive.

Le point réellement difficile : le calendrier

Connaître la méthode ne suffit pas, et c’est exactement là que l’on se bloque dans le TDAH.

La répétition espacée demande un calendrier. Il faut se souvenir de quel sujet réviser et quand. Cela demande de la mémoire prospective, et comme je l’ai écrit dans l’article sur les oublis, c’est précisément le domaine où l’on a le plus de mal.

La solution est de ne pas laisser la décision au jour de la révision.

Quand un sujet est terminé, les jours de révision sont inscrits au calendrier au même moment. Le sujet est fini, trois jours plus tard et dix jours plus tard sont aussitôt marqués. La décision se prend à cet instant.

Il est aussi possible de déléguer cela à une application, et pour la plupart des gens, cela marche mieux. Mais il y a un risque : chercher une nouvelle application peut devenir en soi une forme de procrastination. J’en ai parlé dans l’article sur la chasse aux applis.

Les matières ne se travaillent pas de la même façon

Quand on parle de matières à mémoriser, on met tout dans le même sac. Pourtant la structure de l’information diffère, et travailler selon cette structure facilite nettement la tâche.

Matière Structure de l’information À quoi la rattacher Ce qui ne marche pas
Histoire Événements et causes Un récit : qui, pourquoi, que s’est-il passé ensuite Apprendre les dates comme une simple liste
Biologie Systèmes et processus Un schéma : comment les parties se relient Apprendre les termes un par un
Géographie Chaîne de causalité La carte et la cause-effet Réciter une suite de noms de régions
Littérature Association époque-œuvre Les caractéristiques générales de l’époque Apprendre des titres d’œuvres sans leurs auteurs

Le point commun est le suivant : une liste brute ne tient pas dans la mémoire ; une information rattachée à une structure tient.

Dans le TDAH, c’est encore plus déterminant. Une liste sans sens est la forme d’information qui abaisse le plus vite le niveau d’éveil. Quand la même information est rattachée à une histoire ou à un schéma, elle se retient plus facilement et ennuie moins.

Histoire : la rattacher à un récit

L’erreur la plus fréquente en histoire est d’apprendre séparément les dates et les événements.

L’histoire n’est pas une liste d’événements, c’est une chaîne de causalité. Pourquoi un événement a eu lieu, ce qui en est résulté, comment il a préparé le suivant.

Quand la chaîne est construite, la plupart des dates se mettent d’elles-mêmes à leur place, parce que l’ordre devient clair. Les dates apprises une à une, elles, se mélangent.

Méthode pratique : après avoir lu une période, fermer le livre et l’écrire comme si on la racontait à quelqu’un. L’endroit où tu bloques en écrivant est l’endroit que tu ne connais pas. C’est là qu’on rouvre le livre.

C’est aussi la forme la plus naturelle de l’autotest.

Biologie : la rattacher à un schéma

En biologie, l’information est hiérarchique : systèmes, organes, cellules, molécules.

Quand on la lit sous forme de texte, cette hiérarchie disparaît. Quand on la dessine sous forme de schéma, elle devient visible.

Il y a ici un avantage : dessiner un schéma est un travail actif, et dans le TDAH un travail actif retient bien mieux que la lecture passive. De plus, l’information visuelle se rappelle plus facilement que le texte seul.

Méthode pratique : réduire chaque sujet à un schéma qui tienne sur une seule page. Si la page est pleine, c’est qu’il y a trop de détails ; il faut simplifier.

La révision se fait aussi à partir de ce schéma : redessiner le schéma sur une feuille blanche. La case que tu n’arrives pas à dessiner est celle que tu ne connais pas.

Géographie : la rattacher à la carte

En géographie, la plupart des informations sont liées à l’espace, et détachées de lui, elles redeviennent une liste aléatoire à mémoriser.

Le climat dépend de l’endroit où l’on se trouve. Les cultures dépendent du climat. La répartition de la population dépend des deux.

Quand cette chaîne est construite, il y a moins à apprendre, parce que la plupart des informations peuvent être déduites.

Méthode pratique : travailler sur une carte vierge. D’abord les régions, puis le climat, puis les cultures. Chaque couche s’appuie sur la précédente.

Le système de cartes

Les cartes sont l’outil le plus recommandé pour les matières à mémoriser, et dans le TDAH elles ont deux faces.

Le bon côté : la carte pousse directement à s’autotester. La question devant, la réponse derrière ; le piège de la familiarité est désactivé.

Le mauvais côté : préparer les cartes est un travail à part. La plupart des gens restent bloqués à la préparation des cartes et ne révisent jamais. Préparer des cartes donne l’impression de travailler ; c’est la version papier de la chasse aux applis.

La solution est de préparer la carte pendant la lecture, et non après. Pendant qu’on lit le sujet, dès qu’on voit une information importante, on écrit la carte. Ainsi, deux tâches se terminent d’un seul coup, et la préparation des cartes ne devient pas une tâche à part.

Deuxième règle : la carte doit être courte. Une information par carte. Une carte longue rend impossible de se rappeler la réponse.

La durée de la séance

Dans le travail de mémorisation, les longues séances ne marchent pas, et dans le TDAH elles ne marchent pas du tout.

La raison est le niveau d’éveil. Continuer après quarante minutes avec le même type d’information crée une zone où l’attention chute et où l’enregistrement s’arrête. Le temps passé dans cette zone compte comme du travail, mais n’est pas du temps appris.

Ce qui marche, ce sont des séances courtes et des changements de sujet. Vingt minutes d’histoire, une courte pause, vingt minutes de biologie. Le changement produit de la nouveauté, et la nouveauté ravive l’attention.

Il y a ici un équilibre : changer de matière entraîne un coût de transition, et j’en ai parlé dans l’article sur la difficulté de transition. Mais dans les matières à mémoriser, le coût de l’ennui est plus élevé que celui de la transition. Dans les matières de calcul, l’équilibre s’inverse.

Le matériel sonore et le mouvement

Il y a deux méthodes supplémentaires, et il faut connaître la limite de chacune.

Lire à voix haute. Lire un texte à haute voix se retient mieux que la lecture silencieuse, parce qu’un second canal entre en jeu. De plus, entendre sa propre voix aide à remarquer que l’attention est partie.

Réviser en marchant. Chez certaines personnes, le mouvement maintient le niveau d’éveil, et la révision de mémorisation peut se faire en marchant. J’ai écrit l’effet du mouvement sur l’attention dans l’article sur l’exercice.

Leur limite commune est la suivante : elles servent non à apprendre de nouvelles informations, mais à rafraîchir celles qu’on connaît. Les recherches montrent que lire et écouter le même texte à la fois vaut mieux que seulement l’écouter ; j’ai abordé cela dans l’article sur le livre audio.

Que faire quand tu t’ennuies

C’est le moment inévitable des matières à mémoriser, et il est généralement mal géré.

La réaction courante est de se forcer : je m’ennuie, mais je continue. Cela allonge le temps passé dans la zone où l’attention chute, et l’enregistrement s’est déjà arrêté.

La deuxième réaction courante est d’abandonner : prendre le téléphone, passer à autre chose. Cela met aussi fin à la séance.

La troisième voie, celle qui marche, est de changer de méthode. Passer de la lecture à l’écriture, passer au schéma, passer à l’explication à voix haute. Le sujet reste le même, la stimulation est renouvelée.

C’est l’ajout artificiel au travail de l’un des quatre déclencheurs que j’ai décrits dans l’article sur la motivation, la nouveauté.

La période de la dernière révision

Dans les dernières semaines avant l’examen, ce qu’il faut faire, ce n’est pas un nouveau sujet mais de la révision.

L’erreur la plus fréquente ici est de relire pour réviser. Relire le livre depuis le début la dernière semaine prend du temps sans apporter d’information.

La bonne révision est la suivante : écrire les titres des sujets sur une feuille blanche, déverser sous chaque titre ce dont on se souvient, puis comparer avec le livre. Les manques apparaissent dans cette comparaison, et c’est exactement là qu’il faut travailler.

Cette méthode paraît difficile, parce que la feuille blanche est inconfortable. C’est justement pour cela qu’elle marche : l’inconfort est le signe de l’effort de rappel de l’information.

Les techniques de mémoire : quelle efficacité

Acrostiches, méthode des lieux, visualisation. Ces techniques sont beaucoup enseignées pour les matières à mémoriser, et l’état des preuves est mitigé.

En résumé : elles marchent vraiment pour certains types d’information, elles ne sont pas une solution générale.

Là où elles marchent bien, ce sont les listes courtes qui ont un ordre. Pour retenir un classement, un groupe ou des étapes, un sigle fabriqué se rappelle plus facilement qu’une liste brute.

Là où elles marchent mal, c’est dans l’information qui demande du sens. La cause d’un événement ne se retient pas par un acrostiche ; elle se retient en la comprenant.

Dans le TDAH, il y a un avertissement de plus : fabriquer des techniques peut devenir en soi une forme de procrastination. Chercher pendant quarante minutes un joli sigle donne l’impression de travailler, et ce temps ne va pas au sujet.

Règle : fabriquer une technique ne dépasse pas cinq minutes. Si cela dépasse, c’est que cette information se retiendra par la répétition, non par la technique.

La bonne manière de faire un résumé

Faire des résumés, malgré sa popularité, est compté parmi les méthodes peu efficaces, et la raison est la suivante : la plupart des résumés ne consistent qu’à copier le texte.

Un résumé copié produit de la familiarité, pas du rappel.

La forme de résumé qui marche est différente : elle s’écrit livre fermé.

La méthode est la suivante. On lit le sujet, on ferme le livre, on déverse ce dont on se souvient sur une feuille blanche. Puis on rouvre le livre et on complète les manques, mais avec une autre couleur.

Tout ce qui est écrit dans la deuxième couleur, c’est ce que tu ne savais pas. La révision se fait en regardant cette couleur.

Cette méthode produit un résumé et fait en même temps le travail d’autotest. Dans le TDAH, elle retient aussi l’attention parce qu’elle est active.

L’expliquer à quelqu’un

C’est la méthode la plus puissante et la moins utilisée dans les matières à mémoriser.

Expliquer un sujet à quelqu’un oblige à rappeler l’information de mémoire. De plus, l’endroit où l’on bloque en expliquant se révèle aussitôt ; cela revient à apprendre en quelques minutes ce qu’on n’aurait appris qu’à l’examen, des semaines plus tard.

S’il n’y a personne pour écouter, expliquer à voix haute marche aussi. S’enregistrer sur le téléphone est encore mieux : en écoutant l’enregistrement, on entend les manques.

Du côté du TDAH, il y a un deuxième bénéfice : expliquer est une activité sociale et active, donc elle élève le niveau d’éveil. C’est tout le contraire d’une lecture monotone.

Expliquer chacun son tour un sujet avec une personne avec qui l’on travaille procure à la fois cela et l’effet de présence.

Comment construire un calendrier de révision

Comme le calendrier est le point où la répétition espacée se bloque le plus, je donne un exemple concret.

Révision Quand Ce qu’on fait Durée
1re révision Le soir même Livre fermé, rappel à partir des titres 10 minutes
2e révision 3 jours plus tard Cartes ou feuille blanche 10 minutes
3e révision 10 jours plus tard En faisant des exercices 20 minutes
4e révision 1 mois plus tard Seulement ce qui reste mal su 10 minutes

Les intervalles n’ont pas besoin d’être exacts ; l’important est de réviser à intervalles croissants.

Règle essentielle : ces quatre dates sont inscrites au calendrier le jour où le sujet est terminé. La décision ne se prend pas le jour de la révision, elle se prend quand le sujet est fini.

Dans le TDAH, ce seul changement fait la différence entre une répétition espacée applicable et une qui ne l’est pas.

Quelle information faut-il mémoriser

Chez la plupart des élèves et des étudiants, cette question n’est jamais posée, et quand elle l’est, le volume à travailler diminue nettement.

Toute information n’est pas à mémoriser. On la sépare en deux.

L’information déductible. Ce qu’on peut retrouver une fois qu’on connaît une règle. En géographie, quand on connaît le climat, on peut en déduire les cultures ; en biologie, quand on connaît le système, on peut en tirer la fonction.

L’information brute. Ce qui ne peut pas être déduit et qu’il faut connaître. Les dates, les noms, les termes.

La mémorisation ne s’applique qu’au deuxième groupe. Aborder le premier par la mémorisation gonfle le volume et rend l’information fragile.

Dans le TDAH, cette distinction compte encore plus, parce que l’information brute est monotone, et que l’information monotone est ce qui ennuie le plus vite. Quand tu réduis le volume, la durée de l’ennui raccourcit aussi.

La veille de l’examen

Ce qu’il faut faire le dernier jour n’est pas un nouveau sujet, mais un tour de rappel.

La méthode : écrire les titres des sujets sur une feuille blanche et déverser sous chacun ce dont on se souvient. Le titre qu’on ne peut pas remplir est l’endroit où regarder ce jour-là.

Ce qu’il ne faut pas faire, c’est relire le livre depuis le début. Une lecture le dernier jour ne se termine pas, n’apporte pas d’information et, parce qu’elle ne se termine pas, produit de l’anxiété.

Deuxième chose à ne pas faire : regarder ce jour-là une nouvelle source. Une nouvelle source montre toujours des manques, et le dernier jour, c’est une information qui ne sert à rien.

Le sommeil fait aussi partie de cette journée. Il est bien documenté que la perte de sommeil est associée de façon négative à l’apprentissage et à la performance ; j’en ai parlé dans l’article sur le matin de l’examen.

Ce qu’il me reste à dire

Le diagnostic que se pose une personne qui peine dans les matières à mémoriser est souvent le même : c’est de la paresse.

Comprendre la difficulté en mathématiques est facile ; c’est une matière difficile. Lire de l’histoire, en revanche, ne ressemble pas à un travail difficile. C’est pourquoi, quand on lit trois pages sans rien retenir, la seule explication qui vient est le caractère.

La conclusion à laquelle je suis arrivée en écrivant cet article, c’est que cette explication est très probablement fausse. Ce qui est lu n’est pas oublié ; le plus souvent, cela n’a jamais été enregistré. Les yeux sont sur la ligne, l’attention ailleurs, et personne ne dit que les deux peuvent arriver en même temps.

La sortie est dans la méthode : fermer le livre et écrire sur une feuille blanche. Au premier essai, la page peut rester vide à en avoir honte. C’est ce vide qui enseigne.

Les informations ici sont un cadre général. Les décisions de diagnostic et de traitement se prennent avec ton médecin.

Questions fréquentes

Pourquoi les matières à mémoriser sont-elles plus difficiles dans le TDAH ?
Pour deux raisons. Une information monotone abaisse le niveau d’éveil et l’attention ne tient pas ; de plus, comme l’attention n’est pas dans le texte pendant la lecture, l’information n’est jamais enregistrée.
Pourquoi est-ce que j’oublie aussitôt ce que je lis ?
Le plus souvent, tu n’oublies pas : tu n’as jamais enregistré. Un texte suivi des yeux, alors que l’attention est ailleurs, n’entre pas dans la mémoire.
Relire est-il utile ?
Très peu. Relire un texte produit un sentiment de familiarité ; or la familiarité n’apporte aucune information sur la page blanche de l’examen.
Quelle est la méthode de mémorisation la plus efficace ?
Rappeler l’information de mémoire, c’est-à-dire s’autotester. Quand on y ajoute l’étalement des révisions dans le temps, la rétention augmente nettement.
Histoire et biologie se travaillent-elles de la même façon ?
Non. En histoire, l’information se rattache à un récit, en biologie à un système, en géographie à une chaîne de causalité. Dans les trois cas, elle se retient plus facilement qu’une liste brute.
Le système de cartes tient-il dans le TDAH ?
Il tient, mais préparer des cartes est un travail à part, et beaucoup de gens s’arrêtent là. Préparer la carte pendant la lecture donne un meilleur résultat que de la remettre à plus tard.

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À propos de l'autrice

Cansu est une adulte qui vit avec un TDAH. Elle n'a pas de formation dans le domaine ; derrière ces pages, il y a seulement les méthodes qu'elle a essayées elle-même et son quotidien. Ce qui a marché pour elle ne marchera pas forcément pour toi, et ce qui n'a pas marché pour elle peut quand même t'aider.

Rien ici ne remplace l'avis d'un médecin, un diagnostic ou un traitement. Les questions sur les médicaments et les doses relèvent de ton médecin. En savoir plus sur ce site.

Sources4
  1. Dunlosky, J., Rawson, K. A., Marsh, E. J., Nathan, M. J., & Willingham, D. T. (2013). Improving students’ learning with effective learning techniques. Psychological Science in the Public Interest, 14(1), 4-58.
  2. Roediger, H. L., & Karpicke, J. D. (2006). Test-enhanced learning: taking memory tests improves long-term retention. Psychological Science, 17(3), 249-255.
  3. Cepeda, N. J., Pashler, H., Vul, E., Wixted, J. T., & Rohrer, D. (2006). Distributed practice in verbal recall tasks. Psychological Bulletin, 132(3), 354-380.
  4. Faraone, S. V., Banaschewski, T., Coghill, D. et al. (2021). The World Federation of ADHD International Consensus Statement. Neuroscience & Biobehavioral Reviews, 128, 789-818.

Cette page a été mise à jour le 11 octobre 2026.